Ici, personne ne m’a demandé si c’était un métier d’homme.
J’ai commencé comme agent de service, puis j’ai passé le diplôme d’aide-soignant en formation continue. Ce que j’aime ? Le matin, quand Mme Payet me raconte sa jeunesse à Cilaos pendant le petit-déjeuner. On prend soin du corps, mais surtout de la personne.
Accompagner une naissance, c’est une émotion qui ne s’use pas.
Après la PASS, j’ai choisi maïeutique un peu par hasard. Les familles sont parfois surprises de voir un homme sage-femme, puis on n’en parle plus : ce qui compte, c’est la confiance et l’écoute.
Les bébés ne font pas de différence entre un garçon et une fille qui s’occupe d’eux.
Après mon bac pro ASSP, j’ai bénéficié d’un allègement pour le DEAP. En stage en crèche, j’ai appris à observer, à rassurer les parents et à travailler en équipe. Je me vois bien continuer vers éducateur de jeunes enfants.
Au volant comme à l’arrière, je suis là pour que le patient se sente en sécurité.
J’étais caissière avant. Le diplôme d’ambulancier se prépare en quelques mois : c’était parfait pour une reconversion. Les gardes de nuit demandent de l’organisation, mais chaque journée est différente.
À 44 ans, j’ai changé de vie. Je ne regrette rien.
J’ai travaillé vingt ans dans le bâtiment. Après un accident, j’ai suivi le titre professionnel ADVF. Aujourd’hui j’aide des personnes âgées à rester chez elles, dans leur kaz, avec leurs habitudes. Le relationnel, je l’avais déjà : il fallait juste l’apprendre autrement.
J’apprends à créer des espaces où chaque enfant peut grandir à son rythme.
J’ai fait animateur de centre aéré pendant mes étés. Sur Parcoursup, j’ai découvert le DE d’éducateur de jeunes enfants. Les stages en crèche et en LAEP m’ont confirmé que c’était mon chemin.
J’ai commencé aide-soignante, je suis aujourd’hui infirmière anesthésiste.
Chaque étape a ouvert la suivante : aide-soignante, puis la sélection spécifique pour entrer à l’IFSI après trois ans d’exercice, puis la spécialisation IADE. Il faut de la persévérance, mais les passerelles existent vraiment.
Diriger, c’est d’abord donner aux équipes les moyens de bien accompagner.
Éducatrice spécialisée pendant dix ans, j’ai passé le CAFERUIS puis le CAFDES. Je garde le contact avec les résident·es tous les jours : c’est ce qui donne du sens aux tableaux budgétaires.
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